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Il faut ! pour être comme il faut....jpg

 


Mawda était sans doute une enfant ordinaire. L’exil de ses parents, un exil ordinaire. Le policier qui a tiré, un policier ordinaire. Les journalistes qui ont rapporté la version de la police, des journalistes ordinaires. Les avocats qui défendent et les magistrats qui jugent, ordinaires eux aussi. Les citoyens qui ont pendu des vêtements d’enfant à leurs fenêtres, des citoyens ordinaires. Ceux-là peut-être même qui marchaient vêtus de blanc, il y a vingt-cinq ans, parce qu’ils répugnent l’ordinaire de petits enfants tués. Et c’est en comédiens, en sortant de leur ordinaire, que ces citoyens, par leurs voix et leurs corps engagés, dépouillent ce même ordinaire de son horreur et placent celle-ci au centre de la scène. Et ils créent l’hétérotopie de l’horreur extra-ordinarisée.
Sibylle Gioé, avocate

La pièce M.A.W.D.A. en cinq lettres a été créée par Zü Klub, qui cultive « la mise à feu de débats ». Jean Vangeebergen est metteur en scène et auteur. Il a entre autres mis en scène des textes de Joyce Carol Oates, Adel Hakim, Guy Helminger, Gianina Carbunariu… Son travail interroge principalement « la question de la différence et/ou de la violence » sans être a priori particulièrement centré sur la migration. (…) « Pour moi, le job de la culture est de questionner le monde. J’ai juste l’impression de faire mon métier, celui que je pratique depuis vingt-cinq ans. Il peut y avoir une colère par rapport à l’injustice mais je ne pense pas que la culture soit le dernier bastion de la démocratie. Je suis néanmoins convaincu qu’elle a une place importante à occuper dans ce qui se passe, dans ce à quoi on est confronté. Ce au même titre que la presse, les enseignants et les citoyens évidemment. Il faut interroger le pouvoir, il est censé être le « garant » du système démocratique. Il est possible d’ailleurs de le faire sous des formes diverses. La culture n’est pas le seul outil, loin de là. Jean Vangeebergen, metteur en scène

 

DISTRIBUTION & partenaires de la cie :
Avec : Elodie ROMAN, Sarah TESTA, Benjamin VRANCKEN et la participation d’Adam OMAR et Pauline ANSAY
Musique originale : José GIOÉ
Costumes : Marie-Hélène TROMME
Lumières et Régie générale : Guillaume van DERDON
Scénographie et mise en scène: Jean VANGEEBERGEN
Regard: Sarah TESTA

En coproduction avec Arsenic2, Le Théâtre de la Renaissance et Accord’Art, Avec le soutien du Centre culturel des Chiroux et du Manège Fonck

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