
Thèmes :
Public cible : tout public dès 16 ans
Durée : +/-
Prix :
Lieu : ​
Distribution :
Texte et mise en scène : Jean Vangeebergen
Avec Marie-Hélène Tromme, Valérie Kennis et David Boos
Musique : Benjamin Leruitte - Régie lumière et son :Florence Pauly et Lucie Jourdeuil Création visuel : Sandra Telesca
Le propos :
Genèse d’une création
Il nous est apparu, suite à ces soirs-là, à ces matins-là, et de façon de plus en
plus criante, l’expression grandissante d’un phénomène d’abandon. L’abandon
d’une partie de la population dite « instruite », de toute velléité d’engagement «
socio politique progressiste » et, de facto, d’une réflexion distanciée par rapport
aux éléments de pouvoir en action.
« Quand le système capitaliste devient indéfendable, autant parler le moins
possible
de politique économique, de fiscalité, de classes sociales ; et plutôt de valeurs et
de tolérance.
Autant détourner l’attention des intérêts qu’on sert ou dont on s’accommode,
et se montrer intarissable sur sa culture et sur son ouverture. »
Serge Halimi in Le Monde Diplomatique
Ce phénomène de paupérisation du sens critique nous est apparu d’autant plus
criant dans l’observation chez nombre de personnes favorisée par un brin de
scolarité, un brin de culture, un brin de compétences, du manque de goût pour
le questionnement. Exit (ou presque) la mise en perspective, la confrontation
des différents discours/positionnements mainstream au profit de la novlange
qui customise les vielles idées frelatées, de la culture gonzo qui anesthésie toute
notion d’objectivation, de la survalorisation de l’individu-botroûle, …. comme
autant d’outils démobilisants.
Polish partout, lumière nulle part.
H : Je suis instruit !
L : Ca fait mal ?
H : Oui.
Laurel & Hardy
Est-il probablement utile de faire œuvre d’éducation permanente vis-à-vis de
cette population ? Oui.
Sommes-nous membre, partiellement ou complètement de cette f(r)ange de la
population ? Oui.
Faut-il s’interroger pour savoir si nous ne nous mordons pas la queue ? Oui.
Alors, la question est : qu’avons-nous fait de notre potentialité à l’analyse ? Pourquoi
intégrons-nous des informations sans s’interroger sur ce qu’il y a derrière ? Pourquoi
sommes-nous fatigués par les informations au point de ne plus les questionner ?
Pourquoi pensons-nous–arbitrairement- que l’élite a raison ? Pourquoi pensons-nous–
arbitrairement- que l’élite a tord ? Pourquoi ne savons-nous rien des sujets qui ne sont
pas validés par l’infotainment ou instagramables?
Dès lors faut-il s’étonner de ce sentiment de vivre en médiocratie ? Faut-il
s’étonner d’avoir l’impression que les AI soient désignées comme les nouvelles
balises de la compréhension du monde ?
« Il faut commencer par le petit. Et faire ce que l’on peut et (avec) ce que l’on
sait.
C’est facile de dire que les autres c’est des bandits, des salauds, tout ça…
Mais nous, qu’est ce qu’on fait ? Pourquoi on n’essaye pas de créer ? »
Lucio Urtubia in Acta Non Verba (Hazem El Moukaddem)
​

